Mises en place par les gouvernements de droite comme de gauche, les lois racistes et xénophobes se succèdent depuis longtemps. Mais ces dernières années ont vu une dégradation des conditions de vie des étranger-e-s et la mise en place de critères de plus en plus restrictifs quant à, par exemple, l’obtention d’un titre de séjour. Les objectifs d’expulsion annuels ne cessent d’augmenter dans l’indifférence générale. Les rafles se banalisent. Les interpellations au faciès se généralisent.
Ces lois de contrôle de l’immigration n’ont qu’un seul but : un emploi utilitariste de la main d’œuvre étrangère, leur présence sur le territoire étant déterminée par les intérêts économiques des dominant-e-s. Nous devons refuser ces constats, les gouvernements instrumentalisent les immigré-e-s pour faire pression sur les salaires des travailleurs/euses et diviser la population. La FSE et SUD Étudiant exigent le retrait de toutes les lois racistes et répressives, notamment le projet de loi Besson ,en passe d’être adoptée au Sénat, dernière loi en date qui renforce la politique répressive quant à la présence étrangère en France.
Il n’y a cependant pas que les lois racistes qui stigmatisent une partie de la population en la criminalisant aux yeux de la loi et de l’opinion publique : l’instauration d’un climat de suspicion généralisé, l’incitation à la dénonciation des sans-papiers ou la montée des idées et des groupuscules d’extrême droite (Front National, Riposte laïque, Bloc identitaire,…) exaltent des relents racistes. C’est avec force et détermination que nous devons combattre cette nouvelle montée du racisme.
Dans le cadre de leur campagne commune contre le racisme d’état pour la régularisation de toutes et tous les sans-papiers, SUD Étudiant et la FSE ont organisé une journée nationale d’action le jeudi 7 avril. Partout en France, nos syndicats ont organisé diverses actions destinées à attirer l’attention sur ces pratiques. Il s’agit non seulement d’informer mais bien de dénoncer et d’agir contre les politiques d’expulsions massives.
Des actions ont été organisées contre les préfectures qui orchestrent l’expulsion des étranger-e-s, contre des services administratifs tel que les CROUS ou les services d’accueil des étudiant-e-s étranger-e-s au sein des universités ; services qui sont amenés à collaborer avec les préfectures. Plusieurs dizaines de personnes étaient présentes devant les Préfectures de Paris et de Pau, notamment.
D’autres actions ont eu lieu contre des entreprises privées. En effet dans la traque des sans-papiers la reconduction des étranger-e-s à la frontière et à toutes les échelles des procédures d’expulsions, les entreprises privées jouent un rôle important en collaborant activement à la politique raciste de l’État. Des entreprises tels que Air France, Bouygues Construction, les hôtels du groupe Accor, Sodexho participent très activement à l’expulsion et à la rétention des sans papiers, respectivement au transport des expulsé-e-s, à la construction des CRA, à l’hébergement des étranger-e-s en attente d’expulsion et à la gestion des repas dans les CRA.
Nicolas Guegan, porte parole de la FSE (06 88 78 01 42) Marie Prieur, porte parole de SUD Étudiant (06 86 80 24 45) Sylvain Terrien, porte parole de SUD Étudiant (06 79 90 92 33)
le 11 avril 2011