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SUD Etudiant s’opposera à la réaction, quel que soit son cache sexe

MET, UNI, RED, RE, GUD, FE... Quels que soient les sigles derrière lesquels elles se cachent, la droite et l’extrême droite diffusent toujours les mêmes idées. D’un côté, une droite extrême, composée de militant-e-s nationalistes et/ou identitaires milite de manière anecdotique sur les universités, faisant de la violence son mode d’expression, de la provocation sa signature. Le RED dissout pour cause de dissensions découlant d’une absence de fond politique commun pour ces étudiant-e-s que seuls la haine du « gauchiste » et de l’étranger rassemblent, le GUD disparut (mais qui tente apparemment de renaitre une fois de plus, la tentation de récupérer le sigle mythique de l’extreme droite étudiante étant redondante, pas franchi à Clermont), seul le Forum Etudiant est actuellement en activité, ce qui se traduit par une expression politique des plus poussées (tags « la fac aux français » sur les murs et propagande électorale inspirée du Front National dont ils sont proches : « Jeanne d’Arc aurait voté FE »). Toutefois, le recentrage de l’UNI dans laquelle militaient des identitaires et une partie de l’extrême droite traditionnelle pourrait favoriser l’émergence de nouveaux groupes plus radicaux. La disparition de l’UNI comme association étudiante qui laisse place au MET n’est qu’une supercherie destinée à contester les structures progressistes en place dans les universités. Lancé opportunément avant les élection, le MET à l’image plus présentable que l’UNI créé dans le giron du SAC, tenant des propos homophobes comme lors des élections aux conseils centraux du Havre, ne dupera pas les étudiante- s. En effet, quel que soit son nom, la droite universitaire ne fait que propager des idées rejetées massivement par le population étudiante : sexisme, xénophobie, défense des intérêts privés... La prétendue indépendance nouvelle du MET, lancé par l’Elysée et qui invite Valérie Pecresse à son congrès de fondation ne trompe personne. Contrairement à ce qu’affirme la ministre, candidate UMP aux régionales, il ne répondra pas mieux que d’autres aux attentes des étudiant-e-s. Ce que nous voulons, ce n’est pas les expulsions de nos camarades d’amphis, ce n’est pas la vente de nos formations, ce n’est pas la baisse des moyens, ce n’est pas des bibliothèques ouvertes la nuit et le dimanche. Ce que nous voulons c’est une éducation gratuite, critique, émancipatrice, égalitaire et surtout ouvertes à toutes et à tous. C’est ce que SUD Etudiant continuera à défendre. En toute indépendance. Version imprimable

Contacts des porte-parole :
- Sylvain NUÑEZ : 06 74 67 39 83
- Amaël FRANÇOIS : 06 84 30 78 96


le 4 février


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