le 6 mars
Tandis que nous aurions toutes et tous dû fêter ce mois-ci les 40 ans du MLF (Mouvement de Libération des Femmes) et de ses victoires, la fédération des syndicats sud étudiant ne peut que se rendre à l’évidence et admettre que cet anniversaire a un goût bien plus qu’amère.
En effet à l’heure où les thèses masculinistes de pseudos intellectuels réactionnaires (Eric Zemmour, Alain Finkelkraut, Elisabeth Badinter....) se voient reprises par de nombreux médias nationaux, nous assistons à de graves régressions dans toute la société.
Car si en effet, des institutions telles que le Planning Familial, encore menacé l’an dernier, furent un symbole de la lutte de nombreux militant-e-s pour la liberté de chacune et de chacun à disposer de son corps, le gouvernement dans sa volonté de détruire ce qu’il nomme l’héritage de mai 68 et de ré-instaurer l’« ordre moral », ont déjà commencé a le faire mourir en lui faisant subir de graves attaques telles que la suppression d’une grande partie de ses financement (des centres de planification ferment jour après jour).
Nous nous révoltons, en parallèle des nombreuses déclarations et reculs progressifs concernant le droit que nous considérions irréfragable à l’avortement et la contraception gratuite.
Tout ceci n’est malheureusement pas exhaustif et dans toutes les sphères de la société l’égalité hommes-femmes est loin d’être respectée et appliquée. Pour commencer, devant le salariat où les femmes sont encore écartées des postes à responsabilité, subissent harcèlement et violences et ne sont toujours pas les égales des hommes au niveau des salaires et sont toujours les premières victimes des temps partiels subis.
L’enseignement supérieur n’est pas non plus exempt de telles inégalités et l’on retrouve une forte répartition genrée dans les filières, nous faisons de plus un autre sombre constat : il y a 57% de bachelières pour seulement 16% de professeures des universités.
En outre, le prochain projet du gouvernement sur la question des retraites revient sur de nombreux acquis et pénalisera de nombreuses femmes sur le nombre d’années de cotisations qu’elles auront à effectuer.
Pour finir nous insistons sur le fait que quotidiennement, des femmes et des jeunes filles, de tous les âges et de tous les milieux, sont encore victimes de violences à caractère sexiste, de violences dues au seul fait que ce sont des femmes. Injures, coups, harcèlement sexuel, viols, prostitution, meurtres... dans la famille, le couple, la sphère publique, le travail.
Nous ne saurions tolérer que ces situations qui ont déjà trop durées se perpétuent encore , nous ne saurions tolérer de nouvelles attaques à caractère sexiste, la fédération des syndicats Sud étudiant appelle à faire de cette journée internationale des femmes du 8 mars un réel point de départ pour la conquête de l’égalité, qui n’a, ne nous mentons pas, jamais été réellement effective.
le 2 mars
Depuis un mois, les étudiantes et étudiants résidents des Cités-U du CROUS dénoncent les conditions dans lesquelles ils et elles sont logé-e-s, et principalement les problèmes d’insalubrité dus au manque de moyens et d’investissement du Centre régional des oeuvres universitaires (CROUS) et de l’État.
le 2 mars
Quatre militants dont un de SUD Etudiant, condamnés après le mouvement anti-LEC doivent s’acquitter de dommage et intérêts important, près de 4 ans après.
La mouvement contre la LEC (loi d’Egalite des Chances) de 2006 fut le plus important mouvement social de ces dernières années, exemplaire par la forme, unissant travailleurs/euses en formation, en recherche d’emploi, en retraite, en activité...Cette loi a suscité douze semaines de lutte exceptionnelle qui se sont soldées par le retrait du CPE. Ce fut aussi l’un des plus réprimés. Des milliers d’arrestations se soldant par des centaines de condamnation eurent lieu. La répression a pour objectif de faire taire les révoltes sociales que cette société inégalitaire engendre nécessairement. Parmi les victimes de l’arbitraire, arrêtées pour faire du chiffre, il y’ avait aussi des militant-e-s un peu trop en vue au goût du pouvoir. Ce fut le cas de Valentin, Jean-Pascal, Reda et Pierre-Louis. Arrêtés pour avoir perturbé un débat « université-emploi » qui se tenait sur l’Université, en juin 2006, et dont la police filtrait les entrées à l’aide d‚une liste de noms, ne laissant passer que le patronat et les dirigeant-e-s de l’université à la demande de ceux-ci. Ils furent alors condamnés à de lourdes peines : de la prison avec sursis et une lourde amende de 5800 euros. La mobilisation avait alors permis de réunir la somme.
Mais près de 4 ans après les fait, un policier fait valoir ses droits à l’expertise. Le tribunal condamne alors ces 4 camarades à lui verser la somme de 4900 euros au titre du préjudice subit, et ce avant le 20 mars. Ils n’ont évidemment pas les moyens de s’acquitter de cette somme.
La Fédération SUD Etudiant n’abandonnera pas ses militant-e-s et les étudiant-e-s grévistes. La répression est une arme de l’état et du patronat pour briser les résistances. Soutenir ceux qui en sont victimes, c’est permettre à de nouvelles luttes d’avoir lieu, c’est faire un pied de nos à nos ennemis, c’est empêcher la peur de s’installer. Que ce soit pendant le mouvement de grève à GRDF, celui du tramway à Lyon, partout en France pendant les différents mouvements étudiants et lycéens de ces dernières années ou encore à l’encontre des militant-e-s de Continental, de l’USTKE et du LKP la répression a frappé.
Organisation syndicale aux moyens financiers limités, en butte à de nombreux cas de répression (Loi Fillon en 2005, LEC en 2006, contre la LRU en 2007 et 2009 ainsi que diverses luttes sociales sur les thématiques telles que le logement, les sans-papiers...) touchant ses militant-e-s, la Fédération SUD Etudiant ne peut supporter seule cette condamnation.
C’est pourquoi nous appelons à soutenir ces camarades en :
* publiant et faisant circuler cet appel, si vous disposez d’un site Web et/ou d’un organe de presse ;
* en envoyant un chèque à l’ordre de Solidaires 13 en inscrivant au dos "Solidarité répression Aix", à Solidaires 13, C/O SUD PTT BP33 13302 Marseille cedex 3
le 22 février
Le 8 Février 2010, au CNRS, à eu lieu le rendu du questionnaire lancé par l’Intersyndicale de l’Enseignement supérieur et de la Recherche sur la précarité des personnels de ces domaines. Ce fut l’occasion également de proposer de premières analyses sur les résultats de ces questionnaires, et de formuler pour l’intersyndicale des pistes de solutions.
le 22 février
Ces derniers mois, dans différents pays, et notamment en France, une vaste dynamique de lutte contre l’homophobie a été initiée par le biais de kissin le 26 septembre 2009 et le 12 décembre 2009. Ces kissin sont des happenings pacifiques visant à banaliser les actes d’affection entre personnes du même sexe ainsi qu’à lutter contre les discriminations dont sont victimes quotidiennement les lesbiennes, gays, bi et trans. Dimanche 14 février 2010, jour de la Saint Valentin, des kissin avaient été prévus dans plusieurs grandes villes,
le 17 février
Demain à partir de 13h à Pau aura lieu un procès important pour l’association Euskal Herriko Laborantza Ganbara que la préfecture des Pyrénées Atlantiques tente d’interdire. EHLG s’est créée suite à un confl it entre militant-e-s de la branche Pays Basque de la Confédération Paysanne (ELB), partisan-e-s d’une agriculture raisonnée, durable et paysanne et surtout respectueuse de la nature et des humains, et des militant-e-s de la FNSEA partisan-e-s d’une politique agricole productiviste.
le 13 février
Une fois n’est pas coutume, les nervis de l’UNEF ont montré leur véritable visage lors des élections universitaires de l’Université Paris 12 Créteil Val-de-Marne. Mercredi matin alors que débutaient les élections aux conseils centraux, la direction nationale quasiment au grand complet du syndicat de « tous les étudiants » est venu remeuter l’electeur devant le campus. Trois étudiants de l’AGEC (Association Générale des Étudiants de Créteil), un syndicat de lutte local, reconnu, et majoritaire dans le conseil de gestion de la Faculté de lettres et sciences humaines de l’Université, ont été agressés. Une dizaine de « syndicalistes » de l’UNEF, après leur avoir arraché leurs tracts par la force, les ont expulsés du campus sous la menace.
le 5 février
Il y a eu peu plus d’un an les palestinien-ne-s ont été victimes d’une nouvelle agression israélienne contre la Bande de Gaza. Les bombardements massifs, les destructions et les massacres (plus de 1400 victimes palestiniennes dont une majorité de civils), sont venus s’ajouter aux effets désastreux du siège total, suscitant l’indignation des peuples du monde entier. En France, le 10 janvier 2009, nous étions 300 000, à l’appel de plusieurs organisations syndicales, politiques et associatives, dans plus 100 villes de France à manifester contre cette guerre.
le 4 février
MET, UNI, RED, RE, GUD, FE... Quels que soient les sigles derrière lesquels elles se cachent, la droite et l’extrême droite diffusent toujours les mêmes idées. D’un côté, une droite extrême, composée de militant-e-s nationalistes et/ou identitaires milite de manière anecdotique sur les universités, faisant de la violence son mode d’expression, de la provocation sa signature. Le RED dissout pour cause de dissensions découlant d’une absence de fond politique commun pour ces étudiant-e-s que seuls la haine du « gauchiste » et de l’étranger rassemblent, le GUD disparut (mais qui tente apparemment de renaitre une fois de plus, la tentation de récupérer le sigle mythique de l’extreme droite étudiante étant redondante, pas franchi à Clermont), seul le Forum Etudiant est actuellement en activité, ce qui se traduit par une expression politique des plus poussées (tags « la fac aux français » sur les murs et propagande électorale inspirée du Front National dont ils sont proches : « Jeanne d’Arc aurait voté FE »). Toutefois, le recentrage de l’UNI...
le 29 janvier
Liouize et Sitti les deux étudiantes comoriennes arrêtées lundi à Pau comparaissaient à nouveau devant le juge des libertés suite à l’appel de la préfecture de Pau. Celui-ci a été jugé irrecevable par le juge. Il ne reste donc plus pour Sitti et Liouize qui ont été libérées hier qu’à regagner Pau. Car si les pouvoirs publics sont prompts à déplacer les supposées sans-papiers, il fait peu de cas de leur sort par la suite. Il leur faudra également récupérer leurs passeports confisqués par la préfécture. De plus, si le tuteur légal de Liouize, son oncle, est français et que le père de Sitti est français, si elles vivent à Mayotte depuis l’âge de 5 ans, elles doivent continuer le difficile combat pour leur régularisation et restent sous la menace d’une arrestation.
Fédération des Syndicats SUD Étudiant